dimanche, juillet 29, 2007

Quelques images de Saint-Pétersbourg

Il est temps que je vous fasse découvrir cette ville, ne croyez-vous pas? J'ai donc décidé de vous présenter quelques-uns des clichés que j'ai pris lors de mes deux voyages. J'espère simplement vous transmettre une part de mon attachement pour cette ville, si belle et troublante. Piter, si touchante aussi. Soyez donc indulgents - j'ai bien peu de talent pour la photographie...

***

Et d'abord, Pétersbourg encore enneigée - c'est sa vraie nature - lors de ma première visite en mars 2006.


La Forteresse Pierre-et Paul, vue du chemin de ronde. Une de mes images préférées.


Vue du chemin de ronde, de l'autre côté: la Neva est encore gelée.


L'église de Saint-Sauveur-sur-le-Sang-versé, construite à l'endroit même où eu lieu l'attentat qui coûta la vie au tsar Alexandre II. Elle ne date que du dix-neuvième siècle - du pur style néo-russe.


Saint Isaac et le bien connu cavalier de bronze, statue voulue par Catherine II en l'honneur de Pierre le Grand, fondateur de la ville en 1703.


Dans cette cathédrale reposent bien des souverains russes - depuis les débuts de la ville jusqu'à la chute de l'Empire.


Avez-vous remarqué la pureté de la lumière? C'est aussi à cette clarté éthérée, presque irréelle, que l'on doit l'atmosphère unique qui règne dans la ville...


Pouchkine, le plus grand de tous les poètes russes. Intraduisible, naturellement.


Sur la Place des Palais, voilà ce qui fait face à l'Ermitage. Prenez cette porte, et vous retrouverez la perspective Nevski.


***

Mars 2007. Il fait 15°C, et un temps magnifique.


L'Ermitage, de nuit.


L'Ermitage, de jour - et côté Neva.


Vue depuis la coupole de Saint-Isaac.


De plus près, le majestueux "Cavalier de Bronze".


La Neva encore, pas tout à fait dégelée - n'est-ce pas la plus belle vue du monde? Ces couleurs sont bouleversantes.


Statue de Paul, fils de Catherine II dite la Grande. Nous avions ce jour-là un superbe soleil.


Le Palais de Pavlov, que Catherine fit construire pour son fils - enfin, plutôt pour s'en débarrasser, mais passons là-dessus...

vendredi, juillet 20, 2007

J-14

Dans très exactement deux semaines, à 23h55, je prendrai l'avion pour Moscou. Je rêve depuis longtemps de me balader jusqu'à l'épuisement, de lézarder dans les parcs, avec quelques bouquins en russe (simplifié) et un dictionnaire de poche, d'observer les gens, de les entendre parler, d'essayer autant que possible de devenir une part de cette ville, pour quelques semaines. Les musées et les palais ont beau me fasciner, jamais ils ne laisseront le même souvenir qu'une discussion à bâtons rompus avec une babouchka de passage. Je veux visiter tous les monastères ; je n'aime rien autant que le rite orthodoxe, avec ses chants et son encens. Cette beauté-là est incomparable. Je voudrais aussi sortir de la ville. Voir une autre Russie...

mercredi, juillet 18, 2007

J-16

« Умом Россию не понять [...]
В Россию можно только верить. »
~Федор Тютчев

(On ne peut comprendre la Russie par la raison. En elle, on ne peut que croire.)

***

Ma première rencontre avec la Russie remonte à mars 2006. Par l'intermédiaire d'une organisation étudiante, j'eus l'opportunité de partir à la découverte de Saint-Pétersbourg. Je lisais à peine le cyrillique.

En quelques jours, tout fut réglé: je tombai amoureuse de cette ville, de sa beauté surnaturelle et encore enneigée, de l'extraordinaire lumière de Nord. J'y trouvai enfin de quoi satisfaire mes délires de grandeur. L'atmosphère de Pétersbourg est unique ; riche et troublante, pâle de froid, pleine d'une densité inquiétante. Pour moi, ce fut une évidence : il n'y avait plus lieu de chercher, toutes mes loyautés étaient là, dans cette ville, pour cette ville. J'y retrouvais plus ou moins confusément les échos de la gigantesque culture russe, de son incomparable intensité, de cette sensibilité qui toujours me toucha comme aucune autre.

De retour en Belgique, je me procurai des manuels de russe. En une semaine, ma vie avait changé. Définitivement. Au fur et à mesure que j'avançais dans mon étude, aidée en cela par l'abondante production musicale du pays, je commençais à entrevoir une idée folle : entamer une formation parallèle en langues slaves.

La deuxième année ne fit que confirmer cette intention. Je savais que jamais je ne brillerais dans des domaines bien trop scientifiques pour moi. Et j'avais besoin de satisfaire ma curiosité littéraire et linguistique. J'assistai à quelques cours qui encouragèrent mon intérêt. Ma décision était prise: si je réussissais en première session, je m'inscrirais en études slaves. Ce fut le cas.

Depuis quelques mois déjà, j'envisageais de partir quelques semaines cet été, pour avoir l'occasion de pratiquer le russe avant la rentrée, et pour explorer une autre partie du pays. Il fallut d'abord réunir les fonds nécessaires, et décider d'une destination. J'hésitai beaucoup, mais mon choix se porta finalement sur Moscou et son université. Pour quatre semaines : du 4 août au 2 septembre 2007. Il y a quelques jours, j'ai accompli les formalités d'obtention du visa, et réservé les billets d'avion. J'ai aussi demandé mon inscription complémentaire.

Dans un peu plus de semaines, je serai donc à Moscou. Ville de pouvoir et de merveilles. Ville complexe, aussi, qui ne se laisse pas facilement apprivoiser. Il me faudra très probablement me débattre dans toutes sortes d'ennuis, administratifs et autres ; je ne sais trop si j'aurai le temps d'écrire. Mais si je trouve quelques instants, je rendrai compte de mes impressions sur ce bloc-notes.

Merci. Et à bientôt.